Malgré tous ses efforts de promotion, le royaume de Bahreïn n'a une fois de plus pas réussi à susciter des vocations de passionnés de Formule Un, dans un pays où la culture du sport automobile n'a pu se transmettre au fil des générations, puisque la région ne s'ouvre à la griserie de la vitesse que depuis le début du millénaire. Même s'ils ont mis les bouchées doubles (création du A1GP, circuit de Dubaï et Bahreïn, Grand-Prix F1 et MotoGP) les Emirats Arabes Unis n'atteignent pas encore les statistiques de fréquentation enregistrées par les patries du sport automobile. Malgré tous ses efforts, le réalisateur de la télévision bahreïni avait toutes les peines du monde à éviter que des gradins désertiques n'apparaissent dans le champ de ses caméras le Vendredi et le Samedi, jour des qualifications. 30.500 spectateurs ont acheté un billet pour venir assister à la lutte acharnée que se sont livrés les deux champions du monde Alonso et Schumacher, pour une affluence culminant à 40.000 avec les invitations. Un record pour Sakhir !